Stefan Goldmann est un producteur de longue date n’ayant plus grand chose à prouver. La première partie des années 2000, on voit ainsi s’aligner les sorties pour Ovum, Perlon et Classic. L’époque était à la minimale et cela se ressentais dans les ses productions qui malgré tout ont toujours comporté une dose d’avant-gardisme. Le berlinois écrit aussi des chroniques pour le Berghain/Panorama Bar où il joue régulièrement. En effet, Stefan Goldmann est un des rares artistes qui s’interroge avec profondeur sur sa démarche artistique et sur le devenir des musiques électroniques ou du moins les profondes transformations que celles-ci ont amené dans notre paysage sonore. Il a ainsi pu, au travers de son propre label Macro fondé en 2007, sortir des travaux plus conceptuels comme son dernier album, Industry, qui n’utilise que des « presets » de synthétiseurs, c’est-à-dire ce que l’on appelle les sons d’usine, ceux déjà enregistrés dans la machine. Il nous a concocté un podcast éclectique où se mélangent différentes ambiances, parfois house, parfois plus techno, en tout cas assez imprévisible comme sa musique l’est.

Stefan Goldmann produce music for more than a decade and he has nothing have nothing left to prove. In the first part of the last decade, he released records on legendary imprints as Ovum, Perlon or Classic (Derrick Carter and Luke Solomon’s imprint). It was the minimal era, and it’s recognizable in his productions  but he always kept a step forward and seems to focus to the avant-garde. He also writes a column for the infamous Berghain/Panorama Bar where he plays regularly. Stefan Goldmann is one of the few artists that question himself deeply about electronic music evolution, his artistic approach  and what did it brought to our musical landscape. Through his label Macro founded in 2007, he released conceptual works as his last LP using only synthesizer presets. He kindly did for us a Phonocast with diverse moods oscillating from ascetic grooves to house through techno with a unique style. Good listening!

Vous pourrez retrouver Stefan Goldmann ce vendredi 23 janvier au Wanderlust aux côtés des collectifs Chapade et Into The Deep.