Onra est un beatmaker parisien qui se fait discret sur la scène hip-hop et préfère rester en léger retrait, malgré une certaine aura et un talent reconnu par son public et ses pairs. Nous avons dressé un petit portrait du bonhomme. Amis toulousains, une petite surprise vous attend à la fin de l’article…

Onra c’est un mec qui a probablement trop bouffé de ça, de ça ou encore de ça (src : Musicismysanctuary.com). Une fois ces influences west coastiennes digérées, ça a donné à peu près ça .

Il est étrange de se rappeler qu’Arnaud Bernard, son vrai nom, est un pur produit du terroir français, tant ses morceaux transpirent le soleil californien. Il n’a d’ailleurs rien à envier à se confrères du Nouveau Monde. La chaleur de ses morceaux ne dépeint en rien l’atmosphère de notre grise capitale dont le producteur est issu. Élevé entre la France et la Côte d’Ivoire, pays où sa mère a élu domicile, il développe très tôt une passion pour la musique qu’il assouvit à l’aube de ses 20 ans en s’installant pour de bon à Paris pour poursuivre ses études.

Fidèle à la culture ancestrale du beatmaking, Onra collectionne les disques de tout horizon. Son hallucinante réserve lui a valu un passage dans le High Five du célèbre webzine XLR8R où il présente quelques uns de ses samples. Cette collection lui permet de créer des boucles intelligentes et originales. Pas besoin de rappeurs, on fait au plus simple : un beat, des samples, des mélodies qui s’enchaînent et le tour est joué. Mais si Onra ne convie pas de MC’s à poser sur ses prods comme le ferait un beatmaker lambda, il invite parfois une tierce personne à poser des voix comme Reggie B ou encore Olivier Daysoul.

D’abord compagnon de MPC d ’Al Quetz avec qui il co-produit son premier disque, il s’associe avec le pianiste Byron the Aquarius pour sortir « The Big Payback » sur Circulations, label japonais. Suite à ces 2 aventures collaboratives, Onra est fin prêt à s’attaquer à sa carrière solo. « Chinoiseries » est né des suites d’un voyage d’Onra, parti conquérir l’Asie et ses rares disquaires éparpillés dans les coins les plus reculés du continent, notamment au Vietnam, terre de ses grands-parents, où parfois aucun vinyle ne correspond à sa pochette. Par cet album, il ressuscite des disques oubliés, des trésors enfouis dans des bacs à disques poussiéreux. Une chose est certaine, vous ne retrouverez pas tous ces samples sur WhoSampled.com… Onra réalise un tour de force et fait découvrir à un public occidental un fragment de la culture du Moyen-Orient par un procédé original. Il y aura d’ailleurs une suite 4 ans plus tard.

Entre-temps, Onra ne chôme pas accouche de « Long Distance », album de Future beats digne des plus belles OST de film érotique du dimanche soir. Cette funk synthétique d’un autre temps témoigne de la créativité de son producteur qui alterne intelligemment entre morceaux légers et d’autres plus consistants.

Après avoir fait ses premières armes sur le confidentiel mais respecté All City Records basé à Dublin, Onra a eu l’occasion de sortir son dernier EP « Deep in the night », courant juillet, sur Fool’s Gold, label de A-Track. Serait-il sur le chemin de la consécration ? Sûrement. Mais le beatmaker prend le temps de faire les choses correctement et ne sort rien au hasard, malgré sa productivité. Nul doute qu’il est promu à un bel avenir, vous en conviendrez.

Si l’on vous parle de tout ça, c’est parce qu’Onra sera à la Nuit #1 du festival toulousain La Petite avec Tim Sweeney, Unik Corner et Fulgeance. Phonographe vous permet de gagner 2 places pour cette soirée d’exception. Pour tenter votre chance, il vous suffit de répondre à la question suivante :

Avec qui Onra a-t-il produit The Big Payback ? Indice : la réponse est dans l’article…

Adressez vos réponses à  jcphono@gmail.com. Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.

La Petite invite # Worldwide Festival :
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Du 31 octobre au 4 novembre avec Gilles Peterson, AgoriadEbruit, Pearson Sound, Joy Orbison…