Le 13 avril prochain, à l’occasion de notre Disquaire Day à La Rotonde Stalingrad, nous invitons en point d’orgue de cette longue & belle fête, Skatebård ! Il se chargera de clore avec la manière la nuit dans un atrium que l’on imagine déjà très chaud. Mais avant ça, un petit tour dans la discographie du monsieur s’impose.

Party people dès qu’il touche des platines, Bård Aasen Lødemel dans le civil se mue en Skatebård dès 2001 et sa première sortie auto produite, « Garlic ». Il enchaine les projets & les sorties et déboule très vite sur des labels prestigieux : deux EPs remarqués et remarquables sur Key Of Life, « Future » et « Sky City ». Une électro clairement clash, comme le veux l’époque (2003), qui lorgne pourtant sur une techno mélodique, progressive, aérienne. C’est sur son EP suivant, « Conga », sur Sex Tags Mania, que sa réputation augmente rapidement : un tube, tout simplement.

Mais le producteur n’en reste pas là, et multiplie les projets. Il signe de son vrai nom des travaux de productions – sur ces propres disques – d’arrangement, d’écriture. Il enchaine les remixes aussi, s’essaye aux vocaux. Au début des 10s, il réalise une sorte de grand écran : il s’échappe le temps d’un projet de la musique électronique et enregistre un projet hip-hop, qu’il signe Sirkel Sag, tout en se créant un nouvel avatar très techno & italo, Transilvanian Galaxi. Une aisance à passer d’une idée à l’autre qui se ressent dans ses EPs & albums, notamment Cosmos, sorti sur Digitalo Entreprise en 2008 où il s’amusait avec les codes de la nu-disco alors dans le vent pour en faire sa propre version, plus downtempo & sombre.

Le dernier LP en date, CDIII, signait un retour vers des contrées plus nordiques, entendus chez Prins Thomas & consort : nappes de synthés, arpèges envoutant – à ceci près qu’il y ajoute une dose de beat qui font passer immédiatement ces tracks d’une plage à un club. La patte Skatebård, si l’on peut dire.