Basse fréquence se penche sur le cas de MMODEMM, un tape label issu de Francfort. Mélangeant amitiés et productions externes, le label souhaite une chose: transposer le beau dans le sonore.

MMODEMM a été créé en mars 2015, par Charlotte Simon, Toben Peel et Benjamin Bascom dans leur studio communément nommé « The office ». C’est avant tout, une bande d’amis de longue date, partageant bières, machines, et parfois même, une coupe de cheveux identique. Charlotte Simon alias Host Stewart pourrait se démarquer par quelques mèches décolorées, certes, mais elle préfère innover et compose un premier morceau, « Digital Joyce », sur MDM A, la première sortie du label. Quant à Toben Peel, alias Rolande Garoos complète cette première sortie, avec morceau Magnus effect. Les sonorités nous renvoient à des labels tels que 1080p, Opal Tapes, Contort Yourself ou Orange Milk.

Vous l’aurez compris, le but de ce label est de capturer des morceaux expérimentaux mais surtout techno dansants. En effet, MMODEMM, qui se prononce en réalité MMMMODEM, bondit des bâtiments industriels de Francfort, errant, s’accaparant ainsi les nuits de la ville. En effet, le label organise des événements et produit essentiellement des cassettes. Les membres se sont longtemps interrogés sur le support, hésitant entre flexi disques et clefs usb. C’est la cassette qui l’emporte de loin, avec son style old school, pratique et esthétique, un support facile à transporter. De plus, certain morceaux ont été créés seulement pour ce support et non pour le support disque ou vinyle. Entre soirées et musique, MMODEMM souhaite être à l’image de leurs cassettes, ainsi, transporter une certaine beauté sonore que cela soit sur du plastique ou à travers le dancefloor.

Même si la qualité sonore reste impressionnante malgré le support utilisé, MDM D, la dernière tape de MMODEMM est sortie le 16 Août dernier sur Lobster Theremin distribution version vinyle. Un bel argument afin de remballer ses bobines et de sortir ses platines.

A écouter sur la playlist BF005.