Suite à sa contribution au Sampler des copains (Faces) et à un EP très réussi chez Courtesy of Balance (Low Altitude), Hugo LX apparaît également sur la dernière release MLIU et plus récemment sur la première sortie de Mona Musique. Parallèlement à ces projets très club, il nous livrera en février 2017 un LP beaucoup plus introspectif sur le label protéiforme Nowadays, écurie de Fakear, Douchka, mais aussi de ses fondateurs La Fine Equipe et Hoosky.

L’album, qui délaisse le club pour des explorations downtempo, laisse en outre entendre des sonorités héritées du cool jazz californien. Très homogène quant au climat général, le LP juxtapose néanmoins des épisodes purement electronica – ou lorgnant vers l’abstract hip-hop – avec des morceaux plus énergiques et pulsés, à l’image d’« Hikari », « Intensity » ou encore « November ». Le ton est donné dès le morceau d’intro, esquisse ambient de 45 secondes : d’emblée, l’auditeur est plongé dans un univers onirique d’ombres et lumières. Le LP se poursuit de façon cohérente avec « Hikari » (déjà sorti sur la Spring Tape Nowadays), morceau sensiblement plus proche de la house à l’esthétique presque aquatique – les pads, très présents dans le mix, se conjuguent avec des jeux sur la résonance et un kick qui tourne subtilement autour du four-to-the-floor.

 

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Le morceau qui suit, « Doma », résolument downtempo, s’organise autour d’un vocal de Nia Andrews et joue sur les timbres pour construire une très belle atmosphère vaporeuse. Dans la même veine, on soulignera la qualité de « Dawn » : le producteur construit un contrepoint subtil entre un riff de contrebasse et la voix éthérée d’Isabel Sorling, chanteuse de jazz suédoise – la superposition des différentes lignes permet de jouer sur les dissonances et le retard mélodique. À noter également, « Flowers of life », qui déconstruit la structure rythmique via un jeu de décalage entre une contrebasse jazz en pizzicati, un kick discret et une foule d’éléments sonores aux timbres travaillés. Cette nouvelle production d’Hugo LX, d’une grande variété d’écritures et d’influences, conserve néanmoins une forte cohérence grâce à la création d’un monde sonore déroutant, aquatique et aérien.

Vous pouvez par ailleurs réécouter ci-dessous le très bon Phonocast de Hugo LX.

 

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