Pour cette nouvelle édition, le festival Dekmantel invitera Ben Ufo, Donato Dozzy & Peter Van Hoesen, Floating Points, GAS, Jeff Mills, Joy Orbisson & Jon K, Larry Heard, Motor City Drum, Nina Kraviz, Objekt & Call Super, Omar S, Palms Trax, Doppelereffekt, Beatrice Dillon, Shanti Celeste et bien d’autres. Afin de vous faire découvrir ce festival hollandais, nous vous proposons une série de playlists / biographies. Commençons par Jeff Mills.

Jeff Mills est l’un des pionniers de la techno. Né en 1963, The wizard s’impose dans le paysage électronique aux côtés de Juan Aktins et Kevin Saunderson. A ses débuts, il commence sa carrière comme animateur radio et DJ. Il faudra attendre 1988 afin de permettre à ses productions d’éclore au sein du duo Final Cut. Puis, en 1990, Underground Resistance prend forme suite à sa rencontre avec Mad Mike. Deux ans plus tard, Jeff Mills fait ses adieux à la ville industrielle de Détroit et emménage dans la ville où tous les rêves prennent forme: New-York. Il y fonde son propre label: Axis.

 

De deux à trois platines, de la techno à la salsa-funk, Jeff l’éclectique, rend hommage au cinéma (une autre de ses passions) à travers plusieurs albums. Par exemple, pendant l’année 2000, il signe la bande son du chef d’oeuvre Metropolis réalisé par Fitz Lang et en 2001 il produit l’album A Space Odyssey. Les thèmes futuriste, sombre et celui de la science fiction s’alignent avec ceux de ses productions. Quelques mois plus tard, l’avant-gardiste conçoit une sculpture nommée Mono installée à Barcelone pour la présentation du film de Stanley Kubrick. Happé par le cinéma, il délaisse son activité de dj, se consacrant davantage à l’image. Le dvd Exhibitionist sort dans les bacs en 2004, témoignant de différentes prises de vues de plusieurs sets. Un an plus tard, The Wizard finit par revenir à son premier amour: le système son, en l’incluant dans ses vidéos conçues par la fameuse DVJ-X1 (première platine DVD-Vidéo). Sous contrat avec MK2, il produit la bande son du film Three Ages de Buster Keato.

Jeff Mills cumule diverses expériences artistiques. Entre ses DJ sets, la création de sculpture et son rapport avec le cinéma, vient s’ajouter la réalisation d’un concert avec l’Orchestre Philharmonique de Montpellier, sous la direction d’Alain Altinoglu, réalisé en 2005. De plus, à travers le vingtième classement du Pont du Gard au Patrimoine mondial de l’Unesco, orchestré par Thomas Roussel, la légende offre une prestation classique de ses compositions. En 2009, il retourne à ses origines et retrace le paysage industriel de Détroit à travers l’exposition vidéo-sonore Critical Arrangements présentée au centre Georges Pompidou. Enfin, en décembre 2015, Axis fête son anniversaire sous sept heures de musique organisé par le Weather Festival Winter. Aux dernières nouvelles, Jeff Mills a reçu les insignes de chevalier des lettres et des arts, remis par Jack Land.

Description tirée du Dekmantel Festival:
Detroit’s finest techno wizard is forever growing into a more conceptual artist, unafraid of blurring boundaries and collaborating with live musicians to create new and improvised, sounds. This year Mills will be collaborating with the godfather of Afrobeat, Tony Allen. Mills and Allen first got together late last year at the jazz spot New Morning in Paris. Far from reaching the Detroit legend’s higher tempos, the two slowed things down into an acid-funk that George Clinton won have been proud of. The duo are now brining their acid-electro-funk improvised showcase to this year’s Dekmantel festival, making it a monumental opportunity to catch such greats at the top of their game.